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ARCHITECTURE / ART

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samedi 1 avril 2017

JAPON. SHINTO ET ARCHITECTURE.

Le shinto signifie «  la voie des dieux « . Avant d'être une religion , c'est un ensemble de pratiques, souvent liées au riz, puis au bouddhisme à partir de 552 après J.C.

Cette pratique animiste se caractérise par le culte des ancêtres et le respect des objets et des phénomènes naturels.

Le lettré Moto-ori Norinaga, qui a vécu au XVIIIème siècle, donne la définition suivante :

«  toute chose de toute nature qui sortait de l'ordinaire, qui possédait un pouvoir supérieur ou qui inspirait de l'admiration ou de la terreur était appelé kami « .

Le kami se situe ainsi au-dessus de l'être humain et peut représenter les astres, les éléments liés au climat (vent, tonnerre, arc-en-ciel) ou aux séïsmes et au volcanisme, très présents sur l'archipel japonais.

Le culte des ancêtres renvoie à l'inquiétude de ce que sont devenus les défunts.

Les moments de fêtes – appelée matsuri- sont les instants privilégiés, où l'on entre en communication avec les kami.

Entre la période Meiji et la sde guerre mondiale (1868-1945), le shinto est la religion officielle.Cela se traduit par la construction de sanctuaires nationaux comme par exemples le Yasukuni-jinja à Tokyo.

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Il existe deux catégories de sanctuaires :

les sanctuaires naturels ( arbres, cascades, rochers...)

Les sanctuaires avec la présence d'un temple.

La nature étant essentielle dans le shinto, elle a donc eu une influence sur l'architecture, qui doit s'intégrer au paysage environnant.

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1° . Torii

2° . Escalier de pierre

3° . Sando ou chemin menant au temple

4° . Chozuya ou bassin pour se purifier, en se lavant les mains.

5° . Toro ou lanterne

6° . Kagura ou édifice réservé aux danses

7° . Shamusho ou bureau du temple où l'on peut faire des achats

8° . Ema ou petites plaques de bois où sont inscrits les vœux ou les

      prières.

9° . Sessha ou mini sanctuaire

10 ° . Komainu ou lion gardien du sanctuaire ( influence chinoise)

11° . Haiden, salle réservé au culte et donc aux fidèles.

12° . tamagaki. Délimite les espaces sacrés d'un sanctuaire.

 13° . Honden. La « résidence «  de la divinité. Interdit aux fidèles


Merci à l'internaute qui a diffusé ce plan sur wikipedia. Très beau et utile partage, car je ne trouvais pas mon bonheur pour illustrer un sanctuaire shinto. 

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Il existe plusieurs styles dans l'architecture shinto.

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Le plus ancien est appelé style d'Izumo, dans la préfecture de Shimane. L'édifice est sur pilotis, de forme rectangulaire et entouré d'une galerie. Le tout est surmonté d'un toit en chaume. Ce dernier est renforcé sur le dessus par de grosses poutres, elles-mêmes maintenues par un assemblage de bois en forme de croix, appelé chigi.

L'architecture est simple et les matériaux dénués de tout revêtement.

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A partir du VIIIème siècle, l'introduction du bouddhisme influence l'architecture traditionnelle, qui associe des éléments architecturaux  en provenance du Japon.

Les toitures prennent alors des courbures complexes et s'avancent davantage sur l'extérieur. Ces nouvelles formes sont possibles notamment grâce à l'utilisation de petites plaques de bois (

Les différentes parties du sanctuaire shinto :

L'entrée est marquée par un torii, c'est-à-dire un portique en bois à l'origine.

Puis, le chozuya – bassin – permet de se purifier avec de longues louches en bambou appelées hishaku.

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                        CLIQUER SUR L'IMAGE POUR VOIR LE SANCTUAIRE NARITA-SAN

Le honden abrite le kami tandis que lehaiden est la salle de culte.

Les cordes de chanvre – appelées shime-nawa – indiquent que l'on est dans un espace sacré.

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Les matériaux utilisés :

Symboliquement, c'est le végétal, qui domine dans les constructions, mais aussi parce que sa présence est permanente sur le sol japonais. Aux plaines littorales étroites succèdent les chaînes montagneuses, où la forêt prédomine.

Ces matériaux périssables et vulnérables face aux caprices de la nature, ont introduit la notion de reconstruction, très ancrée dans la culture japonaise.

L'utilisation traditionnelle des troncs d'arbres a favorisé une certaine standardisation des édifices, à savoir une toiture reposant sur des piliers de bois.

La présence de toits très imposants résulte des conditions climatiques. Il sert à la fois à protéger des pluies estivales parfois abondantes et des cyclones mais aussi de la chaleur.

Dans les temples, ces toits ont l'inconvénient d'assombrir l'intérieur.

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LIENS.

Torii. Wikipédia . Un post très documenté, avec schémas des différentes catégories et de nombreuses photos.  En anglais

          version française

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Sources : Japon, bibliothèque du voyageur, Gallimard

dimanche 28 mars 2010

Les collections cambodgiennes du musée Guimet. Balustrade à naga et garuda.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

    Le naga ( ou serpent polycéphale )  et le garuda, monture du dieu Vishnu, sont deux êtres qui s'opposent dans la tradition cambodgienne. On les trouve cependant associés, notamment en éléments de décoration des balustrades. 

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les collections cambodgiennes du musée Guimet. Bouddha protégé par le naga.

 

    le musée Guimet  possède plusieurs Bouddha protégés par un naga, c'est-à-dire un serpent.  Ces oeuvres représentent le Bouddha historique - Sakyamuni - siégeant sur le naga Mucilinda, au cours de la sixième semaine ayant suivi l'Eveil.

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les collections cambodgiennes du musée Guimet. Le naga.

 

    Le naga, c'est-à-dire le serpent est fréquent dans l'art khmer. Le musée Guimet en conserve plusieurs représentations, en grès et en bronze.

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