En permission à Saïgon pour un mois un novembre 1901, Pierre Loti prend la route vers les ruines d'Angkor, son rêve d'enfant.

Après un bref trajet en train jusqu'à Mytho, il embarque sur le Mékong le 23 novembre 1901 en direction de Phnom Penh.

 

PHNOM-PENH. LE PALAIS ROYAL.

 

 

" A l'écart, sur la rive du fleuve, les vastes quartiers du roi s'étendent, environnés de silence (…).

Aujourd'hui, au premier soleil de six heures et demie du matin, errant seul, je franchis la porte d'une cour de ce palais, une cour qui est très grande et pavée de blanc; au milieu isolée dans ce vide si clair, une svelte pagode blanche et or, dont le toit se hérisse de pointes d'or (…).

 

PHNOM-PENH. ENTREE DU PALAIS ROYAL.

 

 

PHNOM-PENH. LA PAGODE DU PALAIS ROYAL.

 

 

" Elle est toute neuve cette pagode; elle éblouit par la blancheur de ses marbres, et ses ors étincellent (…). Quant à ses toits, couverts de céramiques dorées, ils ont des cornes à tous les angles, mais des cornes très, très longues, qui s'inclinent, se redressent, menacent en tous sens (…).

Mon pas résonne sur les plaques d'argent bien neuves, dont elle est entièrement dallée ".

INTERIEUR DE LA PAGODE.

Cliché du Fonds Dieulefils.

Si le palais possède des constructions cambodgiennes, l'influence européenne est présente également.

 

PHNOM-PENH. CONSTRUCTIONS CAMBODGIENNES DU PALAIS ROYAL.

 

 

PHNOM-PENH. CONSTRUCTIONS EUROPEENNES DU PALAIS ROYAL.

 

 

Loti embarque pour le lac Tonlé Sap et décrit la forêt inondée avant d'arriver à Siem Reap.

 

PHNOM-PENH. L'EMBARCADERE.

 

 

" Sur le lac, grand comme une mer, voici le lever du soleil (…). A l'horizon de l'est, une espèce de moutonnement vert se prolonge sans fin, toujours semblable à lui-mê- me : grands arbres, qui baignent jusqu'aux branches et dont les dômes seulement émergent encore (…). La région que nous allons traverser n'est que pendant six mois par an transformée en lac (…).

Après Siem Reap, nos charrettes à bœufs quittent la rivière, pour tourner dans un autre chemin de sable qui plonge en pleine forêt (…) ".

 

Ce sont sans doute les paysages ci-dessous que Loti découvre en 1901, en arrivant à Siem Reap.

 

SIEM REAP. LES BORDS DE LA RIVIERE. 1908 .

 

 

SIEM REAP. LES BORDS DE LA RIVIERE. 1890 .

 

 

SIEM REAP. MAISONS SUR PILOTIS. 1902 .

 

 

" C'est au bout de deux heures environ de cette course en forêt que la ville fabuleuse tout à coup se révèle à nos yeux (…).

Je suis en présence de la mystérieuse Angkor ! (…). Ce n'est pas la ville elle-même, mais seulement Angkor-vat, son principal temple auprès duquel nous devons camper pour ce soir (…) ".

 

FIN DE LA PREMIERE PARTIE DU RECIT.  Pour la seconde partie, cliquez ICI.