Le Bouddhisme se caractérise par l'absence d'un dieu suprême. Il accepte une multitude de dieux, notamment ceux du panthéon indien.  

A la différence des grandes religions monothéistes, le bouddhisme ne possède pas de  livre sacré unique. Cette situation résulte en partie de la manière dont s'est effectuée la transmission du message de Bouddha. Les missionnaires avaient en effet mission de diffuser la parole de Bouddha dans la langue du peuple évangélisé.

Il n'existe pas de communauté de croyants, ni d'instance centrale. En Occident, on aurait tendance à associer le dalaï-lama au bouddhisme. S'il bénéficie d'une notoriété incontestable au niveau mondial, il n'est le représentant que d'une infime partie du bouddhisme.

A la différence de nombreuses religions qui fondent leur croyance sur une révélation, le bouddhisme s'appuie sur la compréhension par l'expérience.

    " Le bouddhisme est une religion multiforme sur laquelle il est bien difficile de porter des affirmations définitives. Par sa capacité à s'adapter à des cultures extrêmement diverses, il représente une richesse singulière, ce qui rend son étude si attachante même pour celui qui ne le pratique pas comme croyant " (1).

La profession de foi chez les bouddhistes se fait par la " prise du refuge ".  Il suffit de prononcer la formule suivante :

" Je prends refuge dans l'Eveillé ( Bouddha); je prends refuge dans la Loi ( le Dharma ou Nirvanâ) ; je prends refuge dans la communauté monastique ( le Samgha) ".

 

Les " trois joyaux " constituent les fondements du bouddhisme.

Le premier joyau est le Bouddha. Ce terme est honorifique et signifie  " l'Eveillé " ou " celui qui a compris ".

Si à l'origine, Bouddha correspond à un individu, par la suite, il s'applique à chaque individu ayant atteint la compréhension de la Loi.

Le Dharma, c'est-à-dire la Loi est le second joyau. Révélée par Bouddha, elle décrit la réalité du monde. Dans l'art, elle est représentée par divers symboles, dont la roue.

Le premier enseignement de Bouddha, transmis à ses anciens disciples dans le parc aux daims de Bénarès (Inde), s'appelle " les quatre nobles vérités ". Il s'agit d'une liste qui permet aux hommes de comprendre l'état du monde et de s'en délivrer : la vérité sur la douleur, son origine et sa disparition, la vérité sur la voie à suivre. 

La douleur, au sens de peine ou de mal-être, vient du désir  de posséder. Son origine est à chercher dans les passions, qui dictent notre existence. Lorsque l'individu a pris conscience de sa douleur, il peut y remédier en interrompant la production du Karma, c'est-à-dire de l'action. Pour y parvenir, il faut pratiquer la bonne conduite, la méditation et la sagesse.

Le Samgha ( communauté monastique) est le troisième joyau.

Pour renaître dans une vie meilleure, le Karma ( l'ensemble des actions)  doit comporter d'avantage d'actes positifs, ce qui s'avère difficile dans la vie en société.

Certains bouddhistes font donc le choix de se retirer et constituent la communauté des moines. Le Samgha est attesté par des textes dès le IIIème siècle avant J.C. .

Le moine est un mendiant, qui vit de l'aumône des fidèles. Il s'engage à respecter 5 principes fondamentaux :  ne pas tuer, ne pas voler, ne pas mentir, ne pas forniquer (2), ne pas boire d'alccol. Il pratique le jeûne, la méditation, la pénitence, la confession.

Sa vocation est d'étudier et de transmettre la Loi ( le Dharma).

Le bouddhisme comporte deux communautés : celle des hommes et celle des femmes. Les règles monastiques chez ces dernières sont plus nombreuses.

A la différence des pratiques chrétiennes traditionnelles, le moine peut renoncer à sa vie monastique.

 

     L'enseignement du Bouddha ou  " canon bouddhique ".

    Il s'agit d'un recueil des textes considérés comme essentiels dans la religion bouddhiste. Il est divisé en trois catégories et porte le nom de " trois corbeilles ", référence au contenant où étaient conservés les écrits par le passé.

La première corbeille est la corbeille des soutras ( sûtra ou sutta).

Ils contiennent les paroles du Bouddha, mémorisées par l'un de ses disciples. Ces textes commencent donc par les paroles suivantes : " Ainsi par moi fut entendu.... ".

La seconde corbeille est celle de la discipline ( Vinaya).

Elle regroupe l'ensemble des règles monastiques.

La troisème corbeille est une sorte de recueil technique sur la loi ( l'Abhidhamma).

 

Le bouddhisme repose sur la renaissance après la mort. Il existe 6 grandes voies de renaissances possibles, des dieux jusqu'aux enfers, en passant par les animaux et les hommes.

On ne peut devenir bouddha que si l'on renaît dans  le corps d'un homme, car celui de la femme est considéré comme impur.  

(1) Robert ( Jean-Noël), Petite histoire du bouddhisme, collection " petite histoire des religions, Librio, 2008,  p. 15.

(2) Il semble que dans le royaume du Cambodge au XIIIème siècle, ce principe soit exceptionnement  levé. C'est en effet un moine qui pratique la défloraison de la jeune femme, qui s'apprête à se marier. Pour en savoir plus, cliquer ICI. ( rubrique mariage).