Première étape : Après une longue série de morts et de renaissances, le futur Eveillé redescend du monde des dieux pour mener sa dernière existence et devenir Buddha.

Seconde étape : Lors de sa dernière renaissance, le futur Buddha peut choisir sa famille et son lieu de naissance. Sa gestation à lieu dans un béryl (1) et il est alimenté directement par les dieux.

Troisème étape : Le futur Buddha naît comme le fils de Shuddhodana, roi d'un état indien.

Le lieu de naissance est Lumbini, aujourd'hui lieu de pèlerinage.

Il porte le nom symbolique de Siddhârtha, qui signifie " qui a réalisé son but ".

Quatrième étape : durant sa vie de prince, il fait quatre rencontres avec un vieillard, un malade, un cadavre et un moine. Il apprend ainsi la réalité de l'existence et découvre que certains quittent le monde à la recherche du salut.

Il abandonne alors sa famille, appelée " sortie de famille "  et part à la recherche de l'Eveil.

En Asie, cette décision s'appelle " le grand départ ". Symboliquement, on se coupe les cheveux.

Cinquième étape : la soumission du Malin.

Au cours de sa quête, Siddhârtha consulte les plus grands maîtres sprituels indiens.

Il décide d'entrer dans une méditation profonde. Le dieu de la mort et de la renaissance - Mâra -  l'incite sans succès à sortir de son état. 

Sixième étape : la réalisation de l'Eveil.

A l'issue d'une nuit de méditation, Siddhârtha devient, un Buddha à l'âge de 35 ans, selon la tradition.

Septième étape : la roue de la Loi.

A la demande du dieu Brahma, l'Eveillé décide de diffuser son message.

Il se rend à Bénarès, au parc aux Daims, où il enseigne le contenu de son expérience à cinq de ces anciens disciples.

Huitième étape : l'entrée dans l'Extinction.

Au terme de sa vie terrestre, Le Bouddha disparaît dans l'Extinction définitive,  c'est-à-dire qu'il n' aura pas de nouvelle renaissance. Son corps est alors incinéré, ses cendres conservées comme reliques dans des stûpa, dans divers lieux de l'Inde.

Dans l'Eglise chrétienne, Bouddha est vénéré sous le nom de Saint-Josaphat ( ou Joasaph). Ce nom est la transformation du mot " bodhisattva".

Sa vie a été traduite dans diverses langues : du persan, elle passe à l'arabe, puis au géorgien avant d'apparaître en Grec à Constantinople au Xème siècle (2).

 

(1) Béryl : pierre précieuse de couleur variable ( dont émeraude, aigue-marine).

(2) Robert (J.N.), petite histoire du bouddhisme, Librio, 2008, p. 32.

Source : Robert (Jean-Noël) , Petite histoire du bouddhisme, Librio, 2008, 94 pages.

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