Au XIVème siècle (1370), la Bastille occupe une partie de l'actuelle place du même nom, soit un rectangle de 68 m par 37 m de large. La forteresse posséde 8 tours pour une hauteur de 24 m.  

A partir de la fin du XIVème siècle (1383), l'édifice devient château royal, commandé par un capitaine. Réservé au seul passage du roi, il permet à ce dernier de rentrer et sortir de la ville sans difficulté.

Sous Louis XI et François 1er, il devient le cadre de fêtes grandioses.

Au XVIIème siècle, il est reconverti en prison, notamment pour les personnes considérées comme portant atteinte à la sécurité de l'Etat. 

A parti de 1670, les remparts sont démollis et la forteresse perd ainsi son rôle de défense. 

Dès le lendemain du 14 juillet 1789, un entrepreneur - Pierre-François Palloy - entreprend de la démonter pour en revendre les matériaux sans aucune autorisation officielle.

Aujourd'hui, sur l'actuelle place de la Bastille des pavés de couleur matérialisent l'emplacement de certaines des tours.

 

 

 

                                   PARIS. PLACE DE LA BASTILLE.

 

 

Aujourd'hui, la place de la Bastille accueille le colonne de juillet. Edifiée sur les ordres de Louis-Philippe, qui est porté au pouvoir par la révolution de 1830, elle commémore les journées révolutionnaires de 1830.

Commencée  en 1833 par l'architecte Alavoine, elle est achevée en 1840 par Joseph-Louis Duc. Initialement prévue en marbre de Cararre, elle est finalement réalisée en bronze pour des raisons de poids et l'ordre dorique remplace l'ordre corinthien prévu par le premier architecte.

Haute de 50 m,  son fut est divisé en 3 parties, symboles des 3 journées révolutionnaires.

Les noms de 504 combattants de ces trois journées sont gravés sur son fut. Leurs corps reposent dans une crypte située sous l'édifice.

Une statue en bronze doré est réalisée par Augustin-Alexandre Dumont. Elle représente le Génie de la Liberté. Dans le main droite, il tient le flanbeau de la liberté et dans l'autre main, la chaîne brisée du despotisme.  

 En 1835, Antoine Barye sculpte un lion sur le piedestal,  signe astrologique du mois de juillet et 4 coqs, en imitation à la colonne trajane à rome, qui possède 4 aigles à ses extrémités.