Située à Villedieu-les-Poêles, dans le département de la Manche, en Normandie, la fonderie Cornille-havard est construite en 1865.

 

                             ENTREE DE LA FONDERIE CORNILLE HAVARD

 

 

L'entrée de la fonderie comporte un ouvrage d'art, représentant une série de cloches. Il a été exécuté par une femme, qui travaille dans l'entreprise.  

  

  La fonderie de cloches Cornille Havard est implantée depuis deux siècles à Villedieu

les Poêles, petite ville de Basse-Normandie, située entre le Mont-Saint-Michel et Caen.

Depuis le Moyen-Age, elle concentre des activités liées à la métallurgie.

L'atelier actuel, qui est une construction du XIXème siècle (1867), a gardé son aspect artisanal avec son sol de terre battue et ses pavés de chêne. 

                                                                   

                                           L'INTERIEUR DE LA FONDERIE

 

Une partie du pont roulant en bois au premier plan et cloche en préparation à l'arrière plan. C'est  la coulée de cette cloche qui a provoqué un accident.

Pour les grosses cloches, le moule est placé devant le four et enterré. La terre est damée pour augmenter la résistance des moules lors de la coulée.

 

             SOL EN PAVES DE CHENE

 

 

Une partie du sol de l'atelier est constitué de terre battue, mais aussi de pavés de chêne, afin d'amortir les chocs et  pour ne pas endommager les cloches après leur fabrication.

Ces pavés très particuliers font environ 20 cm de long et sont posés les uns à côté des autres.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'ELABORATION D'UNE CLOCHE.

 

Avant de couler une cloche, il faut réaliser un moule en creux, appelé fausse cloche, dans  laquelle sera envoyé le bronze en fusion. Elle est créée à l'aide de gabarits et d'un mélange, constitué de poils de chèvre, de crottin de cheval et d'argile. La texture rappelle celle du carton mouillé.

Autrefois en bois, les gabarits  sont aujourd'hui réalisés en laiton ou en acier à partir de l'outil informatique. 

 

                                              MOULE DE CLOCHE         

 

Dans un premier temps, on réalise un noyau, constitué d'une cheminée de briques réfractaires, recouverte de plusieurs couches de terre ( poils de chèvre, argile, crottin de cheval). Elles sèchent grâce à la chaleur  du foyer qui est entretenu à l'intérieur du  moule. Cette première partie va constituer la forme intérieure de la future cloche.

Dans un second temps, on faconne une fausse cloche, constituée du même mélange ( poils de chèvre, argile et crottin de cheval), recouvert de cire, où sont sculptés les différents décors.

La dernière étape consiste à mettre en place une chape, qui doit résister à la chaleur et à la pression du métal. En augmentant  la température du foyer, la cire fond, créant ainsi un vide entre la fausse cloche et la chape. Cette dernière est soulevée pour permettre la destruction de la fausse cloche, puis reposée sur le noyau. Le métal en fusion viendra remplacer la fausse cloche.

Il faut alors créer un moule pour la couronne, c'est--dire ce qui permet de suspendre et de balancer la cloche. Il est ensuite assemblé au moule de la cloche elle-même.

Ll'alliage est consitué de 78% de cuivre pour 22% d'étain. Connu depuis l'Antiquité, l'airain est réputé our ses qualités sonores.

Après la coulée, on laisse le métal refroidir puis on dégage la cloche de sa chape.

L'accordeur intervient aujourd'hui à l'aide de l'informatique. Grâce à un analyseur de spectre, il ponce la cloche pour l'accorder. Cette tâche est minutieuse car il ne faut pas enlever trop de métal.

 

                                 MALAXAGE DE LA TERRE POUR LA FAUSSE CLOCHE

 

 

Dans cette cuve, on mélange de l'argile, des poils de chèvre et du crottin de cheval pour obtenir une " terre " afin de construire le moule qui permettra de couler la cloche.

La coulée est très courte, soit environ 45 secondes, ce qui semble très rapide face à la quantité de bronze qu'il faut parfois pour réaliser une cloche.

Il y a deux manières de faire sonner une cloche. La première consiste à frapper la cloche, qui reste statique, la seconde est de la faire sonner à la volée, c'est-à-dire en la faisant bouger.

Chaque cloche a une sonorité particulière en fonction de son diamètre et de son épaisseur.  Plus elle est grosse, plus le son est grave.

                                           

                                          CLOCHE SAINT NICOLAS. (360 G)

 

 

Sur ce second cliché, la cloche est actionnée.

C'est une cloche à la volée.

 

 

 

 

 

 

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