En franchissant la chaussée ouest, puis le gopura, c'est-à-dire l'un des quatre pavillons d'entrée de la cité d'Angkor (cliché ci-dessus), le visiteur pénètre dans l'ancienne capitale khmère. Avant d'atteindre le temple proprement dit, il faut parcourir une chaussée en grès surélevée d'environ un mètre. Cette caractéristique rappelle son aspect sacré, car il mène directement au temple.

 

                              ANGKOR VAT. GOPURA OUEST . VUE INTERIEURE.

 

   

  De la chaussée surélevée qui mène au temple, on peut admirer l'importance du pavillon d'entrée, long de 235 m. A ses extrémités, se trouvent deux portes cochères, notamment utilisées pour les éléphants.

 

                                                       ANGKOR VAT

                       LA CHAUSSEE BORDEES DE NAGAS-BALUSTRADES

 

    La chaussée surélevée, qui mène du pavillon d'entrée au temple mesure 475 m de long pour une largeur de 9,50 m . Elle est décorée d'une balustrade décorée de nagas, c'est-à-dire de serpents. Elle est bordée par deux bibliothèques, puis par deux bassins, dont celui situé au nord est encore en eau.

Les deux petits édifices appelés bibliothèques sont probablement des sanctuaires en raison de la présence d'un piédestal en leur centre.

 

                           ANGKOR VAT. LA CHAUSSE MENANT AU TEMPLE.      

 

 

On accède au temple par une série d'escaliers.

Le temple se compose de trois terrasses en latérite. Les deux derniers niveaux comportent des tours d'angle.

Les galeries sont couvertes de bas-reliefs retraçant les grands événements de l'histoire khmère et les mythes. Certains murs restent nus. Les archéologues pensent qu'il s'agit d'un travail inachevé.

La tour centrale domine l'ensemble à plus de 31 m de haut. A l'origine, elle contenait une statue du dieu Vishnu chevauchant un garuda. Elle symbolisait le roi divinisé Suryavarman II. Au moment de la transformation du temple en sanctuaire bouddhique, les accès de la tour centrale ont été obstrués, lui donnant l'aspect d'un stupa.

Cette représentation appartient à l'ensemble de la galerie représentant le barattage de la mer de lait.

En 1909, le Français Jean Commaille, conservateur d'Angkor, fit ouvrir l'un des portes. On y découvrit une statue de bouddha protégé par un naga ( de 2,10 m).

 

Les escaliers, qui mènent au dernier niveau sont aujourd'hui interdits au public. Monter ces marches demandait la plus grande prudence, ce qui explique sans doute ces mesures de sécurité.

Une galerie porte le nom de " galerie aux Mille Bouddhas ". Malheureusement, la guerre a endommagé le temple et de nombreuses statues ont disparu.

 

  LIENS

Angkor fragilisé par l"influence touristique. Un article de l'unesco de décembre 2013.