les collections cambodgiennes du musée Guimet. Bouddha protégé par le naga.
Par marie le dimanche 28 mars 2010, 16:35 - ARCHITECTURE / ART - Lien permanent

le musée Guimet possède plusieurs Bouddha protégés par un naga, c'est-à-dire un serpent. Ces oeuvres représentent le Bouddha historique - Sakyamuni - siégeant sur le naga Mucilinda, au cours de la sixième semaine ayant suivi l'Eveil.
Du début du IXème siècle au milieu du Xème siècle, peu de représentations de Bouddha nous sont parvenues, en revanche elles sont plus nombreuses par la suite.
BOUDDHA PROTEGE PAR LE NAGA
Style du Baphuon, XIème siècle

Ce grès d'1,03 m date du XIème siècle et provient du Bayon, à Angkor Thom.
En 1922, il constitue la pièce maîtresse d'un lot de de 7 oeuvres, envoyées à Marseille pour l'exposition coloniale.
Elle est découverte avec de nombreuses autres statues, au sommet du Bayon par Jean Commaille, alors conservateur d'Angkor.
On reconnaît sur cette sculpture certains signes, qui caractérisent Bouddha. Les cheveux sont formés de pastilles, tournées vers la droite et le crâne comprend une protubérance.
La posture est celle de la méditation, avec les jambes repliées sous le corps et les mains l'une sur l'autre, la paume vers l'extérieur.
Le vêtement est à peine visible, ce qui laisse supposer que la statue était peut-être peinte
Elle porte des roues sur les mains et les pieds.
BOUDDHA PARE PROTEGE PAR UN NAGA
Style Angkor Vat, XIIème siècle

Cette oeuvre en grès du XIIème siècle provient de Preah Khan dans le district de Kompong Svay. Elle provient de la mission Delaporte de 1873-1874.
Bouddha repose sur le triple enroulement du corps du naga, ce qui pourrait correspondre à la représentation symbolique des 3 corps du Bienheureux .
La forme des têtes du serpent rappelle celle de l'arbre de l'Eveil, dont les feuilles sont assez similaires.
Bouddha est paré, c'est-à-dire qu'il porte des bijoux. Cette particularité met en évidence sa supériorité et son statut de souverain du monde spirituel.