ROLUOS

 

 Source : Dagens ( Bruno), Les Khmers, collection Guide Belles lettres des civilisations, Editions Les Belles Lettres, 2005, 335 pages.

 

                                     PREAH KO. MAQUETTE EN PLATRE

                                                   Région d'Angkor

 

    A proximité de Roluos, quelques maquettes en platre reconstituent certains sites de la région. Cette première étape a l'avantage de nous donner un aperçu de ce qui est parfois devenu une ruine.

A Préah Kô, le temple se compose de six tours,appelées aussi prasat, construites sur une terrasse en brique recouverte de grès, entourée de deux enceintes. L'orientation des portes se trouve au soleil levant, c'est-à-dire à l'est.

Les trois plus hautes tours sont dédiées au culte des anciens rois tandis que les trois plus petites sont en l'honneur des reines. Les autres édifices, qui composaient le sanctuaire ont aujourd'hui disparus.

Le temple est entouré d'une douve de 500 m de long par 400 m de large, ce qui laisse supposer qu'il faisait partie d'un ensemble plus important, sans doute une ville. Elle était alimenté en eau par le baray - l'Indratatâka - creusé sur l'ordre d'Indravarman. Ce grand réservoir est aujourd'hui asséché.

 

                                             PREAH KO. ROLUOS.

                                          Vue générale de l'est

 

Source : Jacques ( Claude) et Freeman (Michael), Angkor, cité khmère, Editions Olizane, Genève, 2006, p. 194.

 

A l'est, le pavillon d'entrée, aujourd'hui en ruine, est associé à une chaussée en latérite menant au temple. Ce dernier est entouré de huit salles, visibles sur le plan. Un petit bâtiment carré près du pavillon d'entrée Est est considéré comme une bibliothèque. Comme à Angkor Vat, les archéologues considèrent qu'il est difficile de définir la fonction véritable de ces structures.

 

              PREAH KÖ

     Fenêtre à balustres

 

 

 

 

 

Voici ce qui reste du deuxième pavillon d'entrée menant au temple... une fenêtre à balustres.

Elle reprend sans doute un modèle, qui était réalisé en bois à des périodes plus anciennes, ce qui est une pratique assez courante.

 

 

 

 

 

 

                             PREAH KO. VUE EST DEPUIS LA PREMIERE ENCEINTE.

                                            

 

La tour centrale du premier rang abritait " le seigneur suprême ", c'est-à-dire Parameçvara, l'un des noms du dieu Civa, mais aussi celui du nom posthume du fondateur de l'empire khmer le roi Jayarvarman II. A droite se trouvait la représentation de Rudreçvara, grand-père maternel d'Indravarman Ier et à gauche le dieu protecteur de son père.

Les trois autres tours étaient dédiées à des divinités féminines, associées aux trois reines.

Pour le souverain, cette réalisation avait donc pour but d'honorer ses ancêtres divinisés, mais aussi de rappeler sa filiation avec le fondateur du royaume khmer. Par ailleurs, le souverain khmer doit faire édifier des temples en l'honneur de ses ancêtres.

Si les six tours semblent former un ensemble cohérent, il est possible que l'une d'entre elles soit plus ancienne, car elle ne repose pas sur la terrasse mais sur le sol.

Pour le culte des ancêtres, l'édifice repose sur un soubassement et est construit sur une surface plane, contrairement au temple-montagne.

                                                                           

L'édifice en brique est recouvert d'un enduit de chaux, qui est en parti conservé.

               

                              PREAH KO. TOUR CENTRALE EST                                           

                                                                                               

Trois escaliers permettent d'accéder à la terrasse. Chacun d'eux est gardé par deux lions, traditionnellement l'animal protecteur des temples.

 

                                            PREAH KO. TOUR  ET NANDIN              

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                 PREAH KO. DEUX DES TROIS NANDINS SACRES

 

Ce sanctuaire est dédié au dieu Civa (Shiva) , ce qui explique la présence de trois taureaux sacrés - appelés nandins -  devant les six tours. Ils sont à l'origine du nom moderne du site surnommé  " taureau sacré ". Ils sont traditionnellement la monture du dieu et leur position couchée, associée à de courtes cornes correspondent à la tradition hindoue.

 

                                             PREAH KO. ROLUOS.

                                    Lion d'échiffre du perron central 

 

 

                         PREAH KO. TERRASSE PROTEGEE PAR LES LIONS

 

 

Le lion est l'animal le plus représenté dans l'art khmer. Selon Marialia Albanèse, auteur d'Angkor, splendeurs de l'art Khmer, certains lions pouvaient  avoir une queue en métal. Comme dans la tradition occidentale médiévale, où il est présent sur les armoiries, il est symbole de courage.

                                    PREAH KO. GARDIEN DU TEMPLE

 

Les portes sont ornées de 2 gardiens pour les défendre des démons. Appelés dvârapâla en sanscrit, ils sont sculptés dans le grès.

 

                            PREAH KO. L'UNE DES TOURS DEDIEES AUX REINES

 

 

                                          PREAH KO. DETAIL DE LINTEAU

 

 

Les linteaux sont sculptés dans le grès ou dans la brique, revêtue d'enduit.

 

                                   PREAH KO. LINTEAU. VUE RAPPROCHEE

 

 

                                       PREAH KO. LINTEAU. DETAIL DE LION.

 

Sur ce détail, un lion, un personnage chevauchant un cheval et un autre sur un naga à trois têtes. Il s'agit d'un serpent à têtes de cobras et protègent les richesses en tant que maîtres de la terre.

                                 

                                    PREAH KO. LINTEAU. DETAIL DE NAGA

 

 

     PREAH KO. INSCRIPTIONS

 

 

 

 

A Preah Kô et à Lolei, des inscriptions permettent de connaître certains éléments de la vie des temples. De longues listes précisent les fonctions de ceux qui desservent le sanctuaire.

 

 

 

 

 

                                                                              PEAH KO. PIEDESTAL DE  STATUE

                                                                                 

 

 

 

 

 

 

 

   PREAH KO. INTERIEUR DE TOUR

 L'intérieur de cette tour est aujourd'hui dénué de tout revêtement. Il est possible que ce fut toujours le là dans la mesure où la divinité n'était pas toujours visible, le lieu n'étant pas destiné au fidèles.

 

 

 

 

 

                             LE STYLE DE PREAH KO EN QUELQUES LIGNES

    Le Style de Préah kô est caractéristique du IXème siècle et des règnes des rois Indravarman II et Jayarvarman III.

Les sanctuaires sont en général composés de plusieurs tours carrées en brique - ou prasat - disposées sur une terrasse. Les premières enceintes semblent apparaître, ainsi que les pavillons d'entrées - ou gopuras - et les bibliothèques, dont on ignore réellement la fonction. Il est possible que ces petits édifices étaient en réalité de petits sanctuaires où l'on conservait le feu lors de certaines célébrations.

SOURCE : Claude Jacques et Michael Freeman,  Angkor, cité khmère, éditions Olizane. Le meilleur ouvrage à emporter lorsque l'on veux visiter le site Angkor et en comprendre l'architecture. Il recommande aussi les itinéraires possibles d'Angkor sur le plan architectural.